C'est par une tiède nuit de printemps que sous un brin de persil, naquit Jean de la Lune.
A peine plus gros qu'un champignon, il portait avec panache moustache et chapeau melon;
Sa maison était un potiron où il demeurait en toute saison.
On le voyait passer quelques fois le long des sentiers fleuris dans sa petite automobile.
Il aimait se balader à travers bois, et ne manquait jamais de rendre visite aux animaux de la forêt.
Lorsqu'il tombait nez à nez sur un ruisseau d'un bond, il faisait d'une herbe un pond.
Quand il mourut chacun le pleura. On l'enterra dans son potiron et sur sa tombe on écrivit ci-gît : Jean de la Lune.
Lune et fin